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Articles

Affichage des articles du mai, 2019

PAOLO RUMIZ, AUX FRONTIERES DE L'EUROPE

Gallimard (27-04-2012), 352 pages, traduit par Béatrice Vierne, € 8,40. En 2008, Paolo Rumiz entreprend un voyage de six mille kilomètres, depuis Rovaniemi en Laponie finlandaise jusqu'à Odessa en Ukraine. Il reçoit les confidences d'un pêcheur de crabes géants, de pulpeuses marchandes de crème aigre et de myrtilles, d'un prêtre naguère "Rambo" des forces spéciales en Tchétchénie... Il trouve, dans ces périphéries oubliées, l’âme de notre continent.

ANTONIO PENNACCHI, CANAL MUSSOLINI.

Liana Levi (02-05-2019), 552 pages, 13€ Les Peruzzi : dix-sept frères et sœurs. Des paysans sans terre, tendance marxiste, à la tête dure et au sang chaud. Parce qu'un certain Benito Mussolini est un ami de la famille, ils abandonnent le rouge pour le noir. En 1932, avec trente mille autres affamés, ils émigrent dans les marais Pontins, au sud de Rome, où démarre le chantier le plus spectaculaire de la dictature. Huit ans sont nécessaires pour creuser un gigantesque canal, assécher sept cents kilomètres carrés de bourbiers infestés de moustiques et bâtir des villes nouvelles. Enfin, les Peruzzi deviennent propriétaires de leurs domaines. Mais tandis que l'Histoire emporte les ainés dans le tourbillon des conquêtes coloniales et de la Seconde Guerre mondiale, au Canal, les abeilles d'Armida, l'ensorcelante femme de Pericle, prédisent un sombre avenir. Entre chronique et farce, Antonio Pennacchi (Latina 1950) signe un roman (prix Strega 2014) où la saga d'un...

VALERIO VARESI, LES MAINS VIDES.

Agullo (04/04/ 2019). 258 pages. Traduit par Florence RIGOLLET. 21€ La chaleur humide et gluante du mois d'aout à Parme reflète la situration du commissaire Soneri, aux prises avec une affaire poisseuse. Francesco Galluzzo, un marchand du centre, a été battu à mort dans sa maison par des agresseurs inconnus. Le vol semble un motif évident, mais les premières investigations pointent plutôt vers une leçon qui s'est mal terminée. D'autres recherches conduisent le commissaire à un usurier connu, Gerlanda, à qui la victime devait de l'argent. Mais la vérité a mille visages et Soneri trébuche bientôt sur une piste qui sent la cocaïne. Peu à peu, le policier réalise que la mort de Galluzzo ne représente qu'un détail presque insignifiant dans une image plus grande où la vraie victime est la ville elle-même. Un nouveau type de criminels, déguisés en sociétés financières et immobilières irréprochables, a remplacé la vieille garde, composée de gars comme Gerla...