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Articles

Affichage des articles du juillet, 2019

FRANCESCA MELANDRI, EVA DORT

25-11-2013, 464 pages, traduit par Danièle Valin Mille trois cent quatre-vingt-dix-sept kilomètres. Eva voyage en train depuis son Tyrol du Sud natal jusqu'en Calabre pour rendre visite à Vito, disparu de sa vie trop tôt. Durant ce trajet du nord au sud de l'Italie, de sa région frontalière et germanophone au Sud profond, c'est toute son enfance et l'histoire de sa mère Gerda qui défilent dans sa tête. Celle-ci, fille-mère, était parvenue à mener une prestigieuse carrière de chef cuisinière quand elle rencontra un sous-officier des carabiniers luttant contre le mouvement indépendantiste, Vito... Et Eva de se souvenir du destin du Haut-Adige, passé en 1919 de l'Empire austro-hongrois défait à l'Italie, que Mussolini essaya d'italianiser de force. Dans ce premier roman, plébiscité par la critique et les lecteurs, Francesca Melandri nous offre une fresque historique et familiale, dressant aussi bien le portrait d'une mère exceptionnelle que cel...

GIORGIO PRESSBURGER, NOUVELLES TRIESTINES

Juin 2019, 176 pages, traduit par Marguerite Pozzoli Peu de villes sont aussi littéraires que Trieste, qui a hébergé des auteurs illustres comme Italo Svevo, Umberto Saba ou James Joyce.  Pour saisir l’âme fragmentaire de cette ville-frontière, Giorgio Pressburger a délaissé les monuments célèbres, leur préférant des quartiers moins connus et des personnages à la fois obscurs et emblématiques : Frau Musika, une vieille dame professeur de piano, en butte à un voisinage trop bruyant, l’ingénieur Taussig, commerçant amateur de peinture, qui lèguera tous ses biens à sa femme de ménage, ou d’autres figures représentatives de Trieste, où l’imaginaire et le réel se mêlent indissolublement.  Les sept nouvelles de ce recueil constituent donc une invitation à découvrir, selon les termes de l’auteur, “l’un des aspects les plus fascinants de cette ville : elle est elle-même un monument à la discrète, paresseuse, turbulente, malheureuse et joyeuse humanité.” Lir...

MARCO AMERIGHI, LE TEMPS QUI RESTE

28-03-2019, 288 pages, traduit par Françoise Brun À quoi rêve-t-on quand on a quatorze ans dans un bourg ouvrier de Toscane? Pour Sauro, la réponse a l’allure d’un dieu du rock en boa blanc découvert au début de l’été 1985. Avec le Docteur, Momo et le Trifo, ils vont chanter comme David Bowie et monter «le meilleur groupe de la région». Qu’importe si personne ne sait jouer, s’il faut répéter dans la chambre froide d’un ancien abattoir. Bientôt, rien d’autre ne compte que leur premier concert pour impressionner la belle Bea Tempesti… Vingt ans plus tard, Sauro, qui a coupé les ponts avec sa famille et avec le groupe, reçoit un appel l’informant que son père a disparu. De retour sur les lieux de son enfance, dans l’ombre suffocante de la NovaLago, la centrale géothermique qui étouffe toujours hommes et paysages, Sauro affronte enfin les démons de cet été tragique où sa vie a basculé. Un suspense brûlant, une construction remarquable pour un premier roman poignant sur l’envers du «m...