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| 17-10-19, 160 pages, traduit par Nathalie Bauer |
Dans un bourg proche de Turin, durant
les années 1940, celles de la guerre et de l’après-guerre,
quelques familles de la bourgeoisie piémontaise se croisent dans une
paisible cohabitation. Leur petite communauté assigne à chacun un
rôle déterminé et des aspirations convenues. L’occupation
favorite des uns et des autres consiste à «enterrer ses pensées»
pour laisser place à d’insignifiants commentaires sur un
quotidien étriqué et répétitif. Un environnement étouffant pour
les plus jeunes parmi lesquels se trouve l’invisible narratrice de
ce récit distancié, Elsa. Étrangement absente de ces histoires
familiales, elle sort soudain de l’ombre, révélant un visage
jusque-là inconnu de tous, comme du lecteur.
A propos de l'auter
NATALIA GINZBURG (1916-1991) occupe une
place centrale dans la littérature italienne de l'après-guerre.
Epouse de l'écrivain Leone Ginzburg, tué dans les prisons fascistes
en 1944, auteure de romans, de pièces de théâtre et d'essais,
traductrice de Proust et de Flaubert, éditrice chez Einaudi, elle
écrit son premier roman en 1942. Quand en 1961 paraît son quatrième
roman, Les Voix du soir, presque dix ans après Tous nos hiers, Italo
Calvino lui dit dans une lettre : "C'est le plus beau roman que
tu aies écrit." En 1963 elle gagne le prix Strega pour Les Mots
de la tribu.
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